Lettre à mon député

 

Lettre à mon député.

Monsieur le Député Belkhir Belhaddad,

Vous n'êtes pas sans ignorer que demain, 24 novembre, il vous sera possible de prendre part à une avancée sociétale. Il vous sera possible de faire partie de celles et de ceux qui mettront fin à une pratique basé sur la souffrance: la corrida.
Pour le plaisir de l'agonie, le taureau est torturé, saigné, transpercé.
Cette pratique est déjà interdite à l'échelle de 90% du territoire français, elle y est un délit puni de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.
L'interdiction entière de la corrida mettrait bien sûr fin au supplice pour les taureaux, mais comme le dit Aymeric CARON elle serait «un petit pas pour l'animal, mais un grand pas pour l’humanité.»
«Torturer un taureau pour le plaisir, l’amusement, c’est plus que torturer un animal, c’est torturer une conscience. Tant qu’il y aura des êtres qui paieront pour voir une corrida, il y aura des guerres.»
Ce sont les mots de Victor Hugo.
Vous autres représentant·es du peuple (majoritairement hostile à la corrida), pourraient, de l'hémicycle, adresser un message puissant: «Nous tenons à porter une considération à l'autre» «La force de notre société est sa capacité à évoluer».
Si la proposition est votée, de façon symbolique, notre société et notre humanité gagneront en dignité, en sens.
Demain, en dehors de toute appartenance partisane, un important choix vous sera donné. Choisiriez vous une vision rabougrie et figée de la société, selon laquelle aucune avancée n'est possible au nom d'une culture qui ne saurait être malléable ? Ou choisiriez-vous l'honneur en acceptant le changement voulu, déjà, par Victor Hugo ou Émile Zola ?
Une responsabilité morale vous appartient.
En rejetant l’exception légale qui permet la torture de l'animal, choisissez la république une et indivisible face au salissement de notre humanité.


Cordialement,
Victor NOEL

 

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