Des tables de fêtes aux lourdes conséquences

Les fêtes de fin d'année arrivent à grand pas, et donc les repas qui vont avec.

Ces repas du réveillon de Noël ou du Nouvel an font en général place aux tables parsemées de "produits de la mer" en tout genre, poissons, crustacés et mollusques. En tant que consommateur·rices on peut décider de ce qui est présent ou non sur nos tables, et donc, on peut décider d'accepter ou non les différentes catastrophes écologiques qui sont en marche.

Les mers et les océans sont d'une richesse inestimable : refuges d'écosystèmes et d'espèces également d'une richesse inestimable. Même des écosystèmes et des espèces terrestres en dépendent, l'humanité n'échappant pas à la règle. Actuellement les océans sont victimes du dérèglement climatique, de pollutions diverses et variées, de l'acidification de leurs eaux... et bien entendu de la pêche. La biodiversité des océans et des mers est elle aussi en pleine érosion. Même le phytoplancton à la base de tout un équilibre naturel et qui produit 50% de l'oxygène que nous respirons subit une régression inquiétante. La pêche quant à elle est en partie responsable de cette érosion de la biodiversité marine. On estime que mille milliards de poissons sont pêchés chaque année. Des scientifiques ont d'ailleurs alerté le grand public sur le fait que tous les poissons pourraient avoir disparu des océans dans les environs de 2050.

Notre consommation d'espèces animales marines qui ressentent comme nous la douleur et qui ne peuvent être considérées comme des simples "produits" est donc à l'origine d'une catastrophe écologique mondiale irréversible qui frappera fort, et qui a malheureusement déjà commencé. Certaines populations d'oiseaux marins ont déjà des difficultés à nourrir leurs petits.

Une transition est donc plus qu'importante, elle est obligatoire, bien évidemment en réfléchissant à la reconversion des pêcheurs qui subissent déjà cette diminution de poissons.

La pêche s'éteindra forcement quand il n'y aura plus rien à pêcher, alors essayant de la stopper avant, avant de voir ce monde marin s'effondrer juste devant nos pieds, et de notre fait, avant que la sixième extinction de masse fasse sombrer une multitude d'espèces et l'humanité.

Paul Watson, fondateur et Président d’honneur de l’organisation Sea Shepherd a d'ailleurs dit:

« Si nous n’arrêtons pas de dégrader nos océans, les systèmes écologiques marins commenceront à s’effondrer et quand ils seront détruits, les océans mourront. Et si les océans meurent, alors la civilisation s’effondrera et nous mourrons tous. Aujourd’hui, nous sommes peut-être considérés comme des extrémistes par certains, mais pour les générations futures, nous serons de bons ancêtres. »

Pensons donc en ce mois de décembre, aux océans, à leurs écosystèmes, et aux espèces marines et terrestres dont nous faisons partie, en décidant de ne pas garnir notre table d'animaux marins. Leur place est dans l'océan non dans nos assiettes.

Bonne fête !    

Sujet: Des tables de fêtes aux lourdes conséquences

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